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Chien d'assistance pour l'autisme (TSA) au Québec : pour qui et comment ?

  • il y a 1 jour
  • 3 min de lecture

Un chien d’assistance pour une personne autiste n’est pas simplement un chien qui réconforte par sa présence. Il est formé pour accomplir des tâches et des alertes individualisées qui répondent à des difficultés persistantes liées au handicap. Chez Les Chiens BLOOM, il s’intègre comme complément aux interventions et aux outils déjà mis en place par la personne.


Chien d'assistance en entraînement au Québec

À qui s’adresse le programme BLOOM ?


Le diagnostic de TSA, à lui seul, ne permet pas de conclure qu’un chien d’assistance est indiqué. L’équipe analyse surtout les besoins fonctionnels de la personne, sa réalité quotidienne et sa capacité à s’investir dans la formation du chien.


Pour le programme de chien d’assistance de BLOOM, la personne bénéficiaire doit notamment :

  • être âgée de 14 ans ou plus;

  • avoir reçu un diagnostic admissible, dont le trouble du spectre de l’autisme (TSA);

  • avoir cumulé au moins 10 mois de suivi régulier en relation d’aide au cours des cinq dernières années;

  • présenter des besoins significatifs à la maison comme lors des sorties, qui ne peuvent être comblés par un chien de compagnie;

  • être prête à participer activement aux entraînements et à collaborer avec l’équipe.


Les critères complets sont détaillés sur notre page Admissibilité – chien d’assistance.


Que peut faire un chien d’assistance pour une personne autiste ?


Il n’existe pas une liste de tâches identique pour toutes les personnes autistes. Chez BLOOM, les tâches et les alertes sont définies à partir des difficultés qui demeurent présentes malgré les stratégies déjà développées avec les professionnel·le·s qui accompagnent la personne.


Selon le projet, le travail peut notamment viser la détection de certains symptômes, l’anticipation de situations critiques ou le soutien pendant celles-ci. L’objectif est d’augmenter l’autonomie et la sécurité de la personne, et non de remplacer un suivi professionnel.


Pour mieux comprendre cette partie de la formation, consultez aussi notre article sur les tâches et les alertes du chien d’assistance.


Peut-on former son propre chien ?


Oui, un chien déjà présent dans la famille peut être évalué, mais il doit répondre aux critères du programme. BLOOM vérifie notamment son âge, sa santé, son gabarit et surtout son comportement. L’admission du dossier de la personne vient avant l’évaluation comportementale du chien.


Si vous n’avez pas encore de chien, nous recommandons de ne pas adopter au hasard. Le potentiel nécessaire pour le travail d’assistance varie beaucoup d’un individu à l’autre, même au sein d’une même race.


BLOOM offre un service d’aide à l’adoption et de sélection afin d’augmenter les chances de choisir un chien compatible avec le projet.


Combien de temps faut-il prévoir ?


Le programme de formation s’échelonne généralement sur 12 à 24 mois selon le chien, les besoins de la personne, la fréquence des entraînements et la progression du duo. La certification ne peut jamais être garantie d’avance : la santé et le tempérament du chien, la constance de l’entraînement et différents événements de vie peuvent influencer le parcours.


Pourquoi l’approche multidisciplinaire est importante


Former un chien d’assistance ne consiste pas uniquement à enseigner des comportements au chien. Il faut aussi comprendre ce que la personne vit, identifier les difficultés que le chien peut réellement aider à pallier et construire un fonctionnement durable pour le duo.


C’est pourquoi l’approche de BLOOM réunit comportement canin et travail social. L’objectif est de travailler avec l’humain et le chien comme une seule équipe, dans un cadre progressif, sécuritaire et individualisé.



Sources

 
 
 

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