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Zoothérapie au Québec : ce que c'est, ce que ça demande, et comment s'y former

26 sept.
3 min de lecture

Le mot circule beaucoup. On le voit sur des affiches de résidences pour aînés, dans des écoles, dans des bureaux de psychologues. Mais la zoothérapie n'est pas une profession encadrée au Québec, et cette absence de cadre crée une confusion réelle : pour les personnes qui souhaitent en bénéficier, comme pour celles qui veulent en faire leur pratique.


Voici des repères clairs.



Ce qu'est la zoothérapie, et ce qu'elle n'est pas


La zoothérapie est l'intégration d'un animal à une intervention qui poursuit un objectif thérapeutique, éducatif ou social précis.


Le mot important est objectif. Sans objectif défini, mesuré et documenté, il ne s'agit pas de zoothérapie : il s'agit d'une visite d'animation.


Les deux ont leur valeur, mais ce ne sont pas les mêmes pratiques et elles ne demandent pas les mêmes compétences.


La zoothérapie n'est pas non plus le travail d'un chien d'assistance. Le chien d'assistance appartient à une seule personne, vit avec elle et exécute des tâches précises liées à son handicap.


Le chien de zoothérapie, lui, travaille auprès de plusieurs personnes, dans le cadre de la pratique d'un·e intervenant·e.


Confondre les deux mène à des attentes irréalistes envers l'animal.


Qui peut pratiquer la zoothérapie au Québec


Puisqu'aucun ordre professionnel ne régit le titre, n'importe qui peut se dire zoothérapeute. Cela ne signifie pas que n'importe qui devrait le faire. Une pratique sérieuse repose sur deux compétences distinctes, et les deux sont nécessaires.


La première est la compétence d'intervention. Travailler auprès de personnes vulnérables demande une formation en relation d'aide, en éducation ou en santé, et un cadre professionnel qui définit ce qu'on peut faire et ce qu'on doit référer ailleurs.


La seconde est la compétence canine : savoir lire son chien, reconnaître les signaux de stress avant qu'ils deviennent des comportements, et protéger l'animal d'une charge émotionnelle qu'il n'a pas choisie.


Ce qu'on demande au chien, et ce qu'on lui doit


Un bon chien de zoothérapie n'est pas un chien qui accepte tout. C'est un chien qui a le droit de refuser. Le principe qui guide toute notre pratique tient en une phrase : l'initiative du contact ne vient jamais du chien, et le chien garde toujours la possibilité de s'en retirer.


Un chien qu'on force à tolérer finit par cesser de signaler son inconfort. C'est le scénario le plus dangereux qui soit : non pas un chien qui grogne, mais un chien qui ne grogne plus. La formulation que nous enseignons aux intervenant·e·s est simple et change tout : « Vous pouvez lui offrir votre main. Il viendra s'il en a envie. »


Comment se former


Une formation en zoothérapie qui vaut son prix doit vous donner autre chose qu'un portrait général du domaine. Elle doit vous laisser avec des protocoles : comment préparer une première rencontre, comment amorcer un contact, comment lire une séance en cours, quand interrompre, comment récupérer après. Si une formation ne produit ni protocole d'entraînement ni grille d'autoévaluation, elle vous informe sans vous outiller.

Chez Les Chiens BLOOM, le parcours se fait en deux temps. La formation Initiation à la zoothérapie pose les fondements : ce qu'est la pratique, ce qu'elle exige, et les conditions d'un travail respectueux de l'animal. Elle s'adresse à toute personne qui envisage d'intégrer un chien à sa pratique et qui veut d'abord savoir dans quoi elle s'engage.


La suite, Intégrer le chien de zoothérapie en consultation ou en milieu, passe à l'application : six protocoles numérotés pour la première rencontre, l'amorce du contact, la lecture de séance, l'interruption et la récupération.


Avant de choisir un chien

La question qu'on nous pose le plus souvent arrive trop tard : « Mon chien pourrait-il faire de la zoothérapie ? »


Le tempérament nécessaire (une sociabilité stable, une bonne récupération après le stress, un seuil de réactivité élevé) se repère en grande partie avant l'adoption. C'est pourquoi nous recommandons de réfléchir à la sélection du chiot avant de s'attacher à un projet. Un chien qui n'a pas le profil peut vivre une vie heureuse ; il ne vivra simplement pas celle-là.


Si vous hésitez sur la voie à suivre, écrivez-nous !



 
 
 

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